Revue de presse : réforme des retraites

 

Emmanuel Macron recevra ce lundi le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger

 

Emmanuel Macron recevra ce lundi le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger, avant le numéro un de l'Unsa Laurent Escure jeudi, alors qu'un nouveau cycle de consultation sur les retraites s'est ouvert.

 

La rencontre entre Emmanuel Macron et Laurent Berger aura lieu ce lundi à 12h, indique l'agenda du chef de l'Etat, qui ne précise pas le thème du rendez-vous.

 

Déjà consultées pendant 18 mois par le haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye, dix organisations syndicales et patronales ont été reçues jeudi et vendredi par le Premier ministre Édouard Philippe. Les Français seront aussi consultés à l'automne.

 

Une main tendue ?

Jean-Paul Delevoye a remis en juillet un rapport censé servir de base au futur « système universel » voulu par Emmanuel Macron pour remplacer la quarantaine de régimes de retraite existants. Il a préconisé un âge de départ de 64 ans pour bénéficier d'une retraite à taux plein.

 

Mais Emmanuel Macron a annoncé fin août sa préférence pour une modulation de la durée de cotisation plutôt que de l'âge de départ.

 

Une main tendue à la CFDT, seul syndicat favorable à un « système universel » mais opposé à la mise en place d'une borne d'âge collective et à l'objectif de ramener le système à l'équilibre financier à l'horizon 2025.« La discussion s'annonce compliquée » et risque d'« être longue », a réagi M. Berger en fin de semaine.

Ouest France

 

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Laurent Berger revient à la charge avec le Pacte pour le pouvoir de vivre

 

Edouard Philippe, le Premier ministre, va échanger ce mardi avec les représentants des 19 organisations signataires du Pacte pour le pouvoir de vivre, parmi lesquelles la CFDT, la fondation Abbé Pierre ou le Secours catholique. Celles-ci vont pousser huit mesures « d'urgence » immédiatement applicables.

 

Nicolas Hulot et Laurent Berger demandent au gouvernement d'enclencher des mesures d'urgence pour le pouvoir de vivre des Français.

 

Pour le Premier ministre, la rentrée prend un tour très concret ce mardi matin. Edouard Philippe reçoit pendant deux heures les signataires du Pacte du pouvoir de vivre , cet ensemble de 66 propositions érigées par 19 organisations représentatives de la société civile - ONG, syndicats et fondations - il y a quasiment six mois. Censées faire avancer d'un même pas transition écologique et justice sociale, ces propositions prennent un relief particulier, après le G7 de Biarritz durant lequel les grands de ce monde ont disserté notamment sur les inégalités et les feux en Amazonie.

 

Outre une présentation officielle du Pacte, soutenu par 50 organisations désormais, la rencontre sera l'occasion de pousser huit mesures « d'urgence » immédiatement applicables , comme l'interdiction de location des appartements considérés comme des passoires énergétiques, l'évolution des minima sociaux au même rythme que les revenus du travail ou le reversement de toutes les recettes de la fiscalité écologique aux ménages et au financement de la transition…

 

Pas d'annonces

« La rencontre répond à la demande des organisations. Sa durée, deux heures, laisse entrevoir une vraie réunion de travail », souligne-t-on à la CFDT, qui sera représentée par son numéro un, Laurent Berger. Satisfait de ce qui augure d'un changement de méthode, le syndicat n'en attend pas moins des actes. « La présence de Muriel Pénicaud, d'Agnès Buzyn et d'Elisabeth Borne est de bon augure [Julien Denormandie et Agnès Pannier-Runacher seront aussi présents NDLR]. Nous espérons que les ministres fassent des annonces fortes », abonde Samuel Leré de la Fondation Nicolas Hulot. Nous attendons une mise en cohérence entre le discours de politique générale du Premier ministre et les actes. »

 

Même son de cloche à la Fondation Abbé-Pierre. Christophe Robert, son délégué général, se veut prudent mais ne cache pas ses attentes. « On espère que le débat qu'on aura avec le Premier ministre nous rassure sur le fait que des moyens vont vraiment être engagés, indique-t-il. Il y a à la fois une satisfaction sur le changement de discours et de l'autre une inquiétude de ne pas voir le gouvernement prendre des mesures fortes. »

 

Un moment « d'échanges »

Les signataires du Pacte risquent d'être en partie déçus. La rencontre sera avant tout un moment « d'échanges pouvant nourrir l'agenda gouvernemental », à un mois de la présentation du projet de budget 2020, fait-on savoir dans l'entourage du Premier ministre. Avant d'ajouter que bien des mesures déjà engagées « cochent » la case de la transition écologique (remise en cause des exonérations sur le gasoil non routier, par exemple) ou de la justice sociale (classes à 24 élèves dans le primaire). Sans oublier ce qui sortira de la mobilisation sur ces sujets engagée avec les acteurs de terrain .

Les Echos

 

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Retraites : la CFDT marque un point majeur sur l’âge de départ

Emmanuel Macron a renoncé à l’âge de 64 ans pour un départ sans décote, comme le réclamait Laurent Berger avec insistance.

 

C’était « un point rouge », une mesure « totalement stupide », pour reprendre les mots de Laurent Berger, le numéro 1 de la CFDT. Non, décidément, le projet de faire passer à 64 ans l’âge pour un départ en retraite sans pénalité, ne passait pas. Allait-on voir la CFDT rejoindre FO et la CGT dans l’opposition à la retraite par points ? Et avec elles les autres syndicats réformistes, la CFTC et l’Unsa, eux-aussi catégoriquement opposés à cette mesure d’âge?

 

Emmanuel Macron n’a pas voulu prendre ce risque. Il a annoncé lundi soir sa préférence pour un allongement de la durée de cotisation plutôt que pour une mesure touchant à l’âge de départ :

 

« Je préfère qu’on trouve un accord sur la durée de cotisation plutôt que sur l’âge, car si vous avez un accord sur la durée, si vous commencez plus tard, vous finissez plus tard, et quand vous commencez plus tôt vous partez plus tôt », a-t-il déclaré sur France 2.

Ce n’est pas un détail, bien au contraire. L’âge de départ concentrait les critiques : le rapport du haut-commissaire chargé de la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, proposait un « âge d’équilibre » (ou « âge pivot ») à 64 ans. Partir à 62 ans restait possible, mais avec une pension au rabais, tandis que travailler au-delà de 64 ans permettait à l’inverse de bénéficier d’une surcote.

 

 

Réforme des retraites : 15 points pour comprendre ce que l’on nous mijote

Principal inconvénient : cela revenait à placer tous les travailleurs sur la même ligne d’arrivée, quelque soit l’âge auquel ils avaient commencé à travailler – un cadre, qui a fait des études longues et a commencé à travailler à 24 ans (40 années de cotisation) ou un salarié ayant commencé à travailler à 20 ans (44 années de cotisations).

 

Comme la gauche

En marquant sa préférence pour un allongement de la durée de cotisation, Emmanuel Macron évite une injustice. Mais il s’inscrit aussi dans une logique souvent privilégiée par les gouvernements de gauche. La réforme de Marisol Touraine (en 2014 sous François Hollande, alors qu’Emmanuel Macron était secrétaire général adjoint de l’Elysée) a en effet prévu un allongement très progressif de la durée de cotisation, qui passe à 43 ans pour la génération née en 1973.

 

« La retraite par points est une atteinte à la retraite des cadres »

Tandis que la droite, de son côté, a le plus souvent touché à l’âge de départ, comme avec la réforme d’Eric Woerth (en 2010 sous Nicolas Sarkozy) qui décale de 60 à 62 ans l’âge légal de départ et de 65 à 67 ans l’âge du départ sans décote. Xavier Bertrand ou Eric Woerth proposent encore aujourd’hui de repousser l’âge légal de 62 à 65 ans. C’est aussi la demande du Medef. Son président Geoffroy Roux de Bézieux appelle à un report de l’âge de départ, de 62 à 64 ans.

 

La carte du dialogue

Laurent Berger a marqué une satisfaction prudente, mardi matin, alors qu’il était reçu à Matignon :

 

« Il y a eu une annonce hier du président de la République, il a dit que l’âge pivot était une erreur, n’était pas une bonne chose en tout cas. Tant mieux, on l’avait dit aussi, donc maintenant on verra. »

Les déclarations d’Emmanuel Macron ne doivent pas être perçues comme un désaveu de Jean-Paul Delevoye. Durant les 18 mois de préparation de son rapport, le haut-commissaire n’a jamais adopté de position de principe sur ces mesures paramétriques et a au contraire répété que tout était soumis au débat.

 

Surtout, elles montrent avant même l’ouverture officielle de la concertation, les 5 et 6 septembre, quand les partenaires sociaux seront reçus à Matignon, qu’Emmanuel Macron est prêt à écouter les oppositions – contrairement, par exemple, à la méthode adoptée sur le dossier de l’assurance chômage.

 

« Je veux que cette réforme [des retraites] incarne un changement de méthode. On va la construire tous ensemble cette réforme » , a-t-il aussi déclaré lundi soir, évoquant, « plus qu’une concertation », « une grande négociation », « un grand débat ».

Un des négociateurs syndicaux s’en réjouit :

 

« Cela démontre que rien n’est encore tranché et qu’il y a des choses à négocier !"

Le geste d’Emmanuel Macron ne suffira pas à museler les oppositions de FO et de la CGT, opposés au principe même de la retraite par points, et qui manifesteront (séparément) les 21 et 24 septembre. Mais c’est un gage aux syndicats réformistes, qui pourront se prévaloir d’avoir infléchi la réforme.

NouvelObs

 

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Philippe fait sa rentrée en recevant

Laurent Berger et le "Pacte du pouvoir de vivre"

 

Après la séquence internationale du G7, l'exécutif a fait mardi sa rentrée sur la scène intérieure avec la réception par Edouard Philippe des initiateurs du "Pacte du pouvoir de vivre", dont le patron de la CFDT Laurent Berger, qui restent circonspects sur les changements de méthode annoncés.

 

Suivant la promesse d'un acte 2 du quinquennat plus "délibératif", le Premier ministre a marqué le coup en accueillant 19 organisations - mêlant syndicats, ONG ou Fondations - qui avaient été "forces de propositions" au printemps durant le Grand débat, selon Matignon.

 

Ces dernières ont quitté la rue de Varenne "mitigées", a indiqué Patrick Doutreligne, président de l'Uniopss, une organisation qui représente plusieurs associations caritatives dont le Secours Catholique ou Médecins du monde. Il y a "un vrai espoir car la méthode a changé indéniablement. Mais il n'y a aucune mesure concrète proposée", a-t-il relevé.

 

"S'il y a une volonté en terme de méthode de faire évoluer les choses, maintenant il va falloir aussi des actes concrets", a souligné pour sa part Laurent Berger, après plus de 2 heures de réunions autour de M. Philippe et de cinq ministres dont Elisabeth Borne (Transition écologique), Agnès Buzyn (Santé) et Muriel Pénicaud (Travail).

 

Pour l'heure, le gouvernement "n'a rien lâché", a déploré M. Doutreligne.

 

Le collectif du "Pacte" était venu présenter ses 8 mesures d'urgence parmi lesquelles l'interdiction de la location de logements indignes et de passoires énergétiques, l'évaluation de l'impact de toute nouvelle loi sur les 10% les plus pauvres, ou la revalorisation des minima sociaux au même rythme que les revenus du travail.

 

"Vous ne pourrez pas changer tout d'en haut, il faut travailler avec nous, les citoyens, la crise démocratique est trop forte", a indiqué au gouvernement Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé-Pierre.

 

A ce stade, a regretté M. Robert, "force est de constater que le gouvernement n'a pas voulu accélérer, n'a pas dit qu'il allait mettre plus de moyens dans le projet de loi de finances".

 

Pourtant, en recevant les organisations avant le séminaire gouvernemental du 4 septembre et avant le bouclage des textes financiers, il s'agissait "en amont" de "se nourrir de la vision d'un certain nombre d'acteurs en matière sociale et de transition écologique", avait glissé Matignon.

 

- Marge de manœuvre -

Une manière d'affirmer qu'une marge de manoeuvre existe sur les grandes réformes à venir (retraites, dépendance, pacte productif...). A ce titre, un "calendrier de travail sur les trois mois à venir" a été transmis aux participants, selon M. Robert.

 

Matignon a aussi fait remarquer qu'il y avait "énormément de choses mises en oeuvre ou en chantier, qu'il s'agisse de la transition écologique, de l'égalité hommes-femmes, de la lutte contre la fraude fiscale, du logement" et qui font écho aux revendications des signataires.

 

En accédant à la demande des signataires d'être entendus, M. Philippe soigne aussi une relation parfois détériorée avec Laurent Berger, alors que les partenaires sociaux seront reçus les 5 et 6 septembre à Matignon pour préparer la refonte du système des retraites.

 

Lundi, Emmanuel Macron a envoyé un signal fort, salué mardi par M. Berger, en affichant sa préférence pour un calcul des droits à la retraite lié à la durée de cotisation plutôt qu'à l'âge de départ.

 

Enfin, juste avant la rentrée scolaire, cette rencontre était aussi l'occasion d'insister sur la thématique écologique, en adressant un signe à Nicolas Hulot, co-initiateur de ce pacte, quasiment un an jour pour jour après sa démission fracassante du gouvernement en raison de désaccords.

 

Sur l'écologie, "on veut montrer qu'on ne lâche pas la balle, qu'on a compris le problème et que ce n'est pas qu'un sujet pré-élections européennes", martèle un conseiller de l'exécutif.

 

Le Premier ministre va d'ailleurs réserver son premier déplacement après les vacances à Roubaix (Nord) jeudi, "un territoire innovant en termes de gestion des déchets".

Orange

 

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Réforme des retraites: Macron fait les yeux doux à la CFDT

 

Le chef de l'État a fait part lundi de sa préférence pour un calcul des droits à la retraite basé sur la durée de cotisation plutôt que sur l'âge de départ. Un geste d'ouverture envers le premier syndicat de France hostile au principe d'un âge "pivot" à 64 ans s'appliquant uniformément à tous les salariés.

Depuis la présentation à la mi-juillet du rapport Delevoye sur la refonte du système des retraites, une proposition a particulièrement cristallisé les tensions: celle de la mise en place d'un âge pivot à 64 ans, en deçà duquel les actifs qui partiraient à la retraite toucheraient une pension minorée. Tandis que ceux qui décideraient de travailler plus longtemps auraient droit à un bonus. Cette manière d'inciter les Français à travailler plus longtemps a provoqué une levée de bouclier chez les syndicats.

 

Notamment auprès de la CFDT qui, bien que soutenant l'idée du futur système universel des retraites à points, voyait dans l'instauration de cet âge à taux plein à 64 ans "un point rouge".

 

Lundi soir, Emmanuel Macron a fait part de sa préférence pour un calcul des droits à la retraite basé sur la durée de cotisation plutôt que sur l'âge de départ. "Car si vous avez un accord sur la durée, si vous commencez plus tard, vous finissez plus tard, et quand vous commencez plus tôt vous partez plus tôt", a-t-il plaidé sur l'antenne de France 2.

 

Faut-il y voir un revirement de stratégie de la part du chef de l'Etat ? "C'est un mouvement mesuré de sa part, estime Raymond Soubie, président d'Arfilia. Emmanuel Macron avait promis lors de sa campagne présidentielle de ne pas modifier l'âge de départ à la retraite".

 

Cette annonce est plutôt une main tendue vers les syndicats, alors que le gouvernement doit rencontrer les partenaires sociaux les 5 et 6 septembre autour de la réforme des retraites. L'occasion aussi de se ménager le soutien de la CFDT. "Le syndicat est depuis dix ans partisan d'un système de retraite universel, rappelle Raymond Soubie. Emmanuel Macron se préserve donc potentiellement cet allié en écartant ce point de friction avec son leader Laurent Berger. Ce dernier a salué les propos d'Emmanuel Macron sur l'âge pivot pour les retraites. "On attend les concertations avec le Premier ministre la semaine prochaine, pour regarder comment ça va bouger", a-t-il ajouté, prudemment.

 

Une remise à plat des régimes qui va faire débat

"Au vu des écueils à venir, il est difficile pour la CFDT d'apparaître comme un allié sans faille du gouvernement, alors qu'elle n'a pas tous les éléments concrets en main", analyse l'expert en politique sociale Raymond Soubie.

 

Car les points de frictions s'annoncent nombreux dans la remise à plat des 42 systèmes de retraite actuels. Notamment sur la manière d'établir la valeur des points, avec le calcul délicat pour les fonctionnaires et les professions libérales.

 

Travailler plus longtemps quelle que soit la méthode

Mais il faut aussi raison garder sur les conséquences de la mise de côté de l'âge de départ à la retraite de 64 ans. La mise en place de la durée de cotisation plus longue conduira factuellement de nombreux Français à rester dans le vie active plus longtemps s'ils veulent bénéficier d'une retraite à taux plein. "Ce que propose Emmanuel macron c'est la même chose, c'est obliger les gens à travailler plus de 43 ans pour avoir une retraite à taux plein quel que soit l'âge. Donc on voit bien que cela revient au même, cela oblige les gens à travailler beaucoup plus longtemps", a réagi Catherine Perret, secrétaire confédérale de la CGT, en charge du dossier sur la réforme de la retraite sur BFMTV.

 

"Ce qui pourrait apparaître comme une position moins arbitraire va conduire beaucoup de personnes à travailler au-delà de 64 ans", juge de son côté le secrétaire général de Force ouvrière, Yves Veyrier.

 

Effectivement, les moyens pour redresser les finances du régime des retraites sont limités. Il faut soit repousser l'âge de départ à la retraite, une mesure brutale mais qui a l'avantage d'avoir des retombées financières rapides. Soit mettre en place un âge pivot, mesure plus incitative dont les retombées dépendent de la bonne volonté des Français à vouloir travailler plus longtemps pour avoir une retraite plus élevée. La troisième voie est d'allonger la durée de cotisation comme le soutient Emmanuel Macron. "C'est une méthode plus douce puisque l'on ne fixe pas d'âge, mais cela conduit à travailler plus longtemps", met en avant Raymond Soubie. Un choix qui a déjà été lors de la réforme des retraites dite Touraine, qui a allongé progressivement la durée de cotisation entre 2020 et 2035 pour la porter à 172 trimestres pour tous les salariés nés à partir de 1973.

BFMTV

 

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Réforme des retraites :

une question de "justice sociale", estime Laurent Berger sur RTL

 

INVITÉ RTL - Le secrétaire général de la CFDT note un changement de ton de la part du gouvernement dans le dossier des retraites. Mais attend un changement "dans les actes".

 

L'âge pivot faisant partie des préconisations de Jean-Paul Delevoye dans son rapport sur la réforme des retraites, est-il remis en cause ? Emmanuel Macron a indiqué sa préférence pour un calcul des droits à la retraite lié à la durée de cotisation plutôt qu'à l'âge de départ.

 

Secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger "attend une réforme juste". Sur RTL, il rappelle que la CFDT s'est toujours positionnée contre la mise en place d'un âge pivot. "C'est très injuste (...) Nous ce qu’on poursuit sur cette réforme des retraites, c’est la justice sociale. Il (Emmanuel Macron, ndlr) a ouvert le dialogue en disant que ce n’est pas une solution. Maintenant, il faut attendre la réunion le 5 septembre", à Matignon, explique le syndicaliste.

 

Cela suffira-t-il à remettre à flots le système de retraites ? "Pour la première fois depuis longtemps, le sujet n'est pas de sauver la retraite par répartition, c'est de la consolider"

Laurent Berger souligne un changement de ton de la part du gouvernement qui "a compris qu'on ne pouvait pas réformer tout seul un pays, que tout seul l'État ne peut pas tout (...) Il y a manifestement dans la parole, un changement de méthode. Ça me réjouit si c'est aussi dans les actes". Conséquence directe du mouvement des "gilets jaunes". "Le pays qui s’est fait peur avec les 'gilets jaunes'", estime-t-il.

RTL

 

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Retraites:

Berger (CFDT) ne veut pas d'une réforme "financière"

 

Une réforme des retraites guidée par l'aspect "financier" et qui prévoirait un allongement de la durée de cotisation ne serait pas acceptable pour la CFDT, a prévenu son secrétaire général Laurent Berger lundi sur France Inter.

 

Emmanuel Macron avait tendu la main la semaine dernière à la CFDT en affichant sa préférence pour la prise en compte de la durée de cotisation plutôt qu'un taux plein à un "âge pivot" de 64 ans unanimement rejeté, y compris par le premier syndicat français.

 

"Ce n'est pas un geste à notre égard, c'est une parole, ça reste une parole", a commenté sur France Inter Laurent Berger, relevant que le chef de l'Etat avait été depuis "un peu contredit par la porte-parole du gouvernement". Sibeth Ndiaye avait en effet souligné que l'idée d'âge pivot n'était pas "enterrée".

 

Comme on lui demandait si l'allongement de la cotisation était acceptable en cas de renoncement à cet âge d'équilibre, Laurent Berger a répondu: "non".

 

"La CFDT est claire, il n'y a pas besoin d'élément de réforme financier", a-t-il ajouté, rappelant que la réforme Touraine de 2013 prévoyait un passage à "43 ans de cotisation" en 2035.

 

"Il faut s'en tenir à cela, il n'y a pas besoin d'aller au-delà", a estimé le numéro un de la CFDT, qui s'est dit également "inquiet" du message que "le gouvernement commence à distiller" en "disant +il faudra l'équilibre en 2025+".

 

Laurent Berger a redit son soutien à un système de retraites par points. Mais avec "des conditions", a-t-il rappelé, citant les avancées attendues sur la pénibilité, les carrières longues, la retraite progressive, une pension minimum à "100% du Smic", les "discriminations dont sont victimes les femmes"...

 

"Je m'en tiens juste à ce qui a été dit par le président de la République dans son programme : une réforme systémique des retraites qualitative, qui ne se veut pas financière", a-t-il martelé.

 

Dans un rapport mi-juillet, le haut-commissaire Jean-Paul Delevoye préconisait la mise en place, à partir de 2025, d'un "système universel" fusionnant les 42 régimes existants. Il recommandait de fixer un "taux plein" à l'âge "pivot" de 64 ans assorti d'un système de décote/surcote.

 

Edouard Philippe lancera jeudi et vendredi une nouvelle phase de concertation sur la base du rapport Delevoye en recevant syndicats et patronat. Un processus de "concertation citoyenne" doit ensuite être engagé.

Corse Matin

 

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Laurent Berger :

Macron «a ouvert le dialogue» sur les retraites en écartant l'âge pivot

 

La réforme des retraites sera basée sur la durée des cotisations plutôt que sur un âge légal de départ sans pénalités. Une victoire pour la CFDT, en attendant la reprise des concertations le 5 septembre.

 

Le secrétaire général de la CFDT a salué le récent choix d'Emmanuel Macron d'axer la réforme des retraites sur la durée des cotisations plutôt que sur un âge pivot de départ à la retraite à taux plein, jeudi ce jeudi au matin sur RTL.

 

«Dès la remise du rapport Delevoye, la CFDT avait dit 'l'âge pivot, c'est non' pour une raison simple C'est très injuste pour ceux qui ont atteint la durée de cotisation à l'âge légal de la retraite à 62 ans et qui se seraient vus attribuer une pénalité», rappelle Laurent Berger. L'âge pivot proposé par le rapport Delevoye est de 64 ans. «Emmanuel Macron a ouvert le dialogue en disant que ce n'était pas une solution, et tant mieux. Il faudra attendre la réunion avec le Premier ministre le 5 septembre pour voir comment vont se passer les phases de concertation.»

 

Le patron de la CFDT n'est pas entièrement apaisé pour autant. «Il y a d’autres sujets que l'âge pivot», commente-t-il, comme «la question de la pénibilité du travail, de la retraite progressive plutôt que d'un âge couperet en fin de carrière, et du minimum retraite (fixé à 636,56 euros par mois en 2019) que l'on veut rapprocher du SMIC», énumère Laurent Berger.

 

Consolider les retraites par répartition

Répondant à la journaliste Alba Ventura, qui lui a demandé si allonger les durées de cotisations durablement sauvera vraiment le système des retraites, Laurent Berger a répondu : «le sujet, ce n'est pas de faire des économies sur le système des retraites aujourd'hui. La promesse du candidat Macron était une réforme qualitative, et non paramétrique ou financière.»

 

Sur la question financière, il insiste : «de nouvelles recettes sont prévues avec la mise en application de la réforme Touraine de 2013, qui prévoit l'allongement des cotisations jusqu'à 43 ans pour tout le monde, sur un principe de progressivité.»

 

«Pour la première fois depuis longtemps, le sujet n'est pas de sauver la retraite par répartition, mais de la consolider«, se félicite le président de la CFDT.

Le Figaro

 

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Réforme des retraites.

Laurent Berger s’attend à une concertation « compliquée »

 

Après un premier entretien à Matignon ce jeudi, Laurent Berger le secrétaire général de la CFDT estime que la concertation sur la réforme des retraites risque d'« être longue ». Les partenaires sociaux étaient réunis avec le Premier ministre Édouard Philippe, la ministre de la Santé Agnès Buzyn et le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye.

 

La concertation avec le gouvernement sur la réforme des retraites « s’annonce compliquée » et risque d'« être longue », a estimé jeudi le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, après un premier entretien à Matignon, où il n’a toutefois « pas senti une attitude fermée ».

 

« Ça me paraît être une discussion qui peut être longue », a-t-il déclaré au terme d’une heure d’échange avec le Premier ministre, Édouard Philippe, la ministre des Solidarités, Agnès Buzyn et le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye.

 

Des désaccords subsistent sur le fond de la réforme

« Il y a un certain nombre de points sur lesquels ils sont tout à fait ouverts », a-t-il ajouté, évoquant « la question des calendriers et des méthodes de travail ». Mais des désaccords subsistent sur le fond, notamment l’objectif d’équilibre financier du système de retraite d’ici à 2025, fixé par Emmanuel Macron.

 

« Il n’y a pas de nécessité budgétaire urgente », a réaffirmé Laurent Berger, estimant que ce sujet « va sans doute nécessiter des dizaines et des dizaines d’heures de discussion ».

 

Les retraites relèvent d’une question technique

Même prudence sur le débat, relancé par le chef de l’État, entre âge de départ et durée de cotisation. « Il va falloir faire un pas de côté » et « presque se mettre avec une feuille blanche en se disant : 'qu’est-ce qui serait juste ? », a répliqué le leader cédétiste. « La discussion s’annonce compliquée, très compliquée », parce que « la question des retraites est assez technique », a-t-il expliqué.

Le syndicaliste n’a « pas senti une attitude fermée » de la part de l’exécutif. Mais « est-ce que c’est ouvert aujourd’hui ? Ça se mesurera aux résultats obtenus ».

Ouest France

 

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Laurent Berger, les retraites et la "justice sociale"

 

[Vidéo]  https://www.dna.fr/actualite/2019/09/06/video-laurent-berger-les-retraites-et-la-justice-sociale

JOURNÉE DES DROITS DES FEMMES

Les droits des femmes au cœur de l’action CFDT

 

A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, et à la veille d’élections européennes, la CFDT réaffirme son engagement sur le sujet.

Montée des actes antisémites

 

La CFDT s’associe aux rassemblements du 19 février contre l’antisémitisme.


La CFDT a toujours fait de la lutte contre les discriminations et du rejet du racisme et de la xénophobie des priorités. Elle a récemment exprimé son indignation et sa colère face à la recrudescence des actes antisémites qui minent notre pacte républicain.

Pourquoi la CFDT n’appelle-t-elle pas à une journée intersyndicale de grève et de manifestation le 22 mars ?

 

Les intersyndicales, d’autant plus quand elles sont unitaires, seraient demandées par les agents voire les adhérents et militants, car donnant l’impression que nous  serons « plus forts».

Vrai si les syndicats se sont entendus sur des revendications communes aussi précises que possible, qu’ils seront alors plus forts à porter ensemble. Actuellement, c’est notamment le cas de l’intersyndicale sur les services à domicile et établissements pour personnes âgées. Et, pour l’ensemble de la fonction publique, cela a été le cas le 10 octobre 2017.

Lille, Rennes, Toulouse, Lyon, Paris… Ce sont au total quelque vingt métropoles qui battront le pavé sous l’étendard arc-en-ciel lors des traditionnelles marches des fiertés, programmées dans les prochains jours. La CFDT s’y mobilisera, comme elle le fait depuis plus de 15 ans, pour réaffirmer avec force son opposition à toutes les formes de discrimination.