Edito

Nous sommes un exemple de la diversité qui travaille ensemble !

Les attentats du 13 novembre ont marqué notre pays et plus encore notre territoire : deux collègues blessés, deux explosions devant le siège de notre EPT, une intervention du Raid à Saint-Denis. Si cela n’a pas été évident, nous pouvons dire aujourd’hui « même pas peur » et féliciter tous nos collègues pour avoir su faire face à l’urgence puis s’être remis au service des habitants.

 

 

Au delà du service que nous rendons, nous sommes également le témoignage précieux de la diversité qui travaille ensemble pour le bien commun : diversité d’âges, de genres, de métiers, de parcours sociaux, d’origine... En ayant conscience de cela, continuons à améliorer notre vivre ensemble, nos relations de travail, notre enthousiasme.

Notre syndicat travaille au quotidien au « bien vivre ensemble » en défendant le droit des agents et les valeurs de solidarité, de démocratie et d’émancipation. En d’autres termes, en faisant en sorte d’avoir quotidiennement à cœur la qualité des rapports humains, la motivation, le respect et la dignité de chacun.Ainsi, pour l’année 2016, un des chantiers qui nous apparaît prioritaire est la lutte contre la souffrance au travail (voir RPS page 2)

 

ENSEMBLE AMELIORONS LE COMITE D’ACTION SOCIALE ET CULTURELLE DE PLAINE COMMUNE

 

« Que pensez-vous du CASC ? »

REMPLISSEZ NOTRE QUESTIONNAIRE FOURNI AVEC CE JOURNAL

Le 12 mai, tous les agents de Plaine Commune voteront pour renouveler l’équipe en charge de la gestion du CASC. Ce sera l’occasion de faire un bilan et de porter un nouveau projet pour cette association au service des agents et de leur famille.

La CFDT élabore actuellement son projet pour le CASC. Nous souhaitons, recueillir vos avis et vos propositions pour améliorer les services du CASC afin qu’ils conviennent au plus grand nombre de collègues.

 

AGENDA SOCIAL 2016 DE PLAINE COMMUNE

 

La DRH et les syndicats ont établi les thèmes principaux des discussions qu’ils prévoient d’avoir au 1er semestre 2016 :

Deux grands sujets structurels seront au cœur de cet agenda social : celui de la prise en compte des RPS (risques psycho-sociaux) et celui de l’amélioration de l’évaluation annuelle mise en place en 2015 (voir ci-dessous).

Par ailleurs, si la mise en place de la MGP n’occasionnera finalement pas de changements notables en 2016 (voir encadré ci-dessous) un sujet s’est ajouté à notre agenda du fait de la signature de l’accord dit PPCR « Parcours Professionnels, Carrière et Rémunérations » (voir encadré). Aux augmentations salariales qui doivent découler de sa mise en application doit s’ajouter localement une augmentation (dont le montant reste à négocier) de nos remboursements employeurs en matière de prévoyance et de mutuelle santé conformément à l’engagement pris par le Président auprès de nos collègues de la CGT, syndicat majoritaire.

A noter également dans cet agenda social : à notre demande, il est prévu de démarrer un travail sur la reconnaissance des parcours syndicaux afin que les compétences acquises et le temps de travail passé sur des fonctions syndicales puissent être reconnus dans les carrières des agents.

Indépendamment de cet agenda spécifique, de nombreux sujets seront bien sur abordés dans le cadre des instances ou en dehors. Citons en particulier, l’aménagement des horaires des UT (question sur laquelle on attend toujours un travail en profondeur et en concertation qui avait été annoncée pour l’automne 2015 !!) ou encore la question des dotations vestimentaires que nous suivons de près comme toutes les questions liées à l’hygiène et sécurités ou aux réorganisations de services.

 

Focus

EVALUATION ANNUELLE : IL FAUT REVOIR LA COPIE !

(on peut tellement mieux faire !)

 

Clé de voûte de la relation « encadré encadrant », une nouvelle formule de l’évaluation professionnelle a été mise en place en 2015 suite au décret n°2014-1526 relatif à « l’appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires territoriaux ».

Au niveau national, le décret a permis de prendre en compte des exigences portée par la CFDT comme la disparition de la note (qui est à Plaine Commune néanmoins remplacée par un « avis » qui au final joue le même rôle), ou comme le fait de rendre la fiche de poste incontournable par l’obligation de la joindre à la convocation (même si nous avons constaté des cas ou cette obligation avait été omise).

De plus, il faut relever que ce décret rend obligatoire pour toutes les collectivités des pratiques que Plaine Commune avait déjà instituées, c’est à dire :

- la possibilité pour l’agent évalué de pouvoir inscrire ses observations sur l’évolution de son poste et le fonctionnement de son service.

- la réalisation d’un véritable entretien professionnel et non une simple évaluation/notation (même si nous aurions pu souhaiter que l’évaluation soit, comme c’est le cas dans le privé, dissociée de l’entretien professionnel proprement dit qui est un temps pour aider le salarié à anticiper et à se projeter en terme d’évolution, de qualification et d’emploi).

 

A Plaine Commune, tout au long de l’élaboration en 2015 du nouveau document« Compte-rendu de l’Entretien professionnel » (CREP) qui sert de base à l’évaluation annuelle, la CFDT n’a cessé de proposer des modifications mais elles n’ont pas toutes été prises en compte.Nous voulions en particulier éviter que des ambiguïtés dans le document permettent de transformer le temps de l’évaluation professionnelle en un éventuel règlement de compte sur des aspects qui n’auraient rien à voir avec la valeur professionnelle et la réalisation des objectifs par l’agent. Eviter que des critères trop généraux laissent la porte ouverte à des jugements de valeur et à de l’arbitraire.

Au final, le document n’est pas satisfaisant mais nous l’avons néanmoins validé en comité technique afin de ne pas enrayer le processus et après avoir obtenu la garantie par la DRH qu’il sera rediscuté en 2016 afin de l’améliorer.

 

Si Plaine Commune avait pris de l’avance dans ses pratique d’évaluation ; Et si nous sommes satisfaits que le CREP qui a été élaboré s’attache à ce que l’entretien ne puisse pas être expédié en 5 minutes, et laisse une large part aux observations de l’agent ; nous nous inquiétons de plusieurs choses essentielles dont les principales sont :

 

* Le document d’évaluation (CREP) 2015 est infantilisant !

Ok la notation a disparu mais le tableau en page 2 du CREP (valeur professionnelle) laisse circonspect :l’encadrant se retrouve placé en situation de « prof » voir même de juge des qualités humaines et morales de l’agent. C’est une situation qui témoigne d’une vision complètement dépassée (paternaliste) et en contradiction avec la responsabilité et la maturité que l’on espère obtenir de chaque agent. Elle ne peut convenir ni à l’encadré, ni à l’encadrant.

Notons d’ailleurs que du temps de la notation, la pratique voulait que la note maximale soit donnée quand tout allait bien ; avec le nouveau document, les évaluateurs se sont mis fréquemment à ne plus donner les appréciations maximales (« satisfaisant parfaitement », « atteint », ou « acquit ») à l’instar de profs qui ne mettraient jamais de 20/20 par principe!

 

-> Pour nous, chaque agent est un adulte qui à un lien contractuel avec l’employeur. Ce lien est matérialisé par sa fiche de poste. Son encadrant à la charge de superviser son travail et de lui fixer des objectifs pertinents. Afin que l’évaluation ne soit pas infantilisante comme actuellement, nous demandons qu’elle se concentre avant tout sur les missions de la fiche de poste et sur l’atteinte ou non des objectifs fixés !

 

* Une évaluation des objectifs qui est ambiguë :

Si le rappel des objectifs apparaît bien en première page du CREP, il devrait être précisé s’il est tenu compte du contexte de l’année écoulée avant de déterminer si tel ou tel objectif est atteint ou non. En effet, dans la version actuelle, que doit-on indiquer en face d’un objectif qui n’aurait pas été atteint (ou qui aurait été partiellement atteint), pour des raisons indépendantes de l’agent ?

Ce point doit être mieux précisé et l’évaluation de l’atteinte des objectifs (qui pour nous doit être le cœur de l’évaluation) devrait être précédée d’un encart permettant de décrire le contexte de l’année écoulée et les éventuels obstacles imprévisibles, si il y en a eu, à la réalisation des objectifs.

 

* Agrandir encore l’espace d’expression laissé aux agents :

La DRH n’a cessé de le répéter. L’entretien est conçu comme un moment de dialogue. Alors pourquoi se limiter ? Le document support de l’évaluation (le CREP) devrait permettre des espaces d’expression pour l’agent à la fin de chacune de ses sections et sous-section et surtout agrandir l’espace laissé en fin de document pour commenter sa note.. euh .. enfin.. son appréciation finale (quitte à passer de 4 à 6 pages)

 

* Adapter le document aux tâches exercées.

Il ne s’agit pas tant de décliner des versions du CREP par direction comme souhaite l’entreprendre la DRH, mais de l’adapter au grade des agents. En effet, comme l’indique le décret, les critères doivent être « fonction de la nature des tâches qui sont confiées et du niveau de responsabilité assumé » . En clair, nous pourrions très bien imaginer un CREP différent par Catégorie C, B et A.

 

Notre priorité en 2016

PRISE EN COMPTE DES RPS : ON AVANCE ! !

(mais il reste beaucoup à faire !)

Souhait des 3 syndicats, la question des RPS (Risques Psycho-sociaux) fait partie de cet agenda social 2016. Il s’agit de lutter contre le stress, l’usure professionnelle, la souffrance et le mal-être au travail, l’atteinte à la santé, les discriminations, la maltraitance, le harcèlement,…

 

Comme indiqué en page 1, notre syndicat demande que la souffrance au travail soit décrété priorité 2016 de Plaine Commune, car nous rencontrons de plus en plus d’agents en souffrance.

En 2015, la CFDT avait alerté de cette situation et interrogé la DRH clairement sur ses capacités et ses outils pour y faire face. Nous avions le sentiment que les syndicats se voyaient entièrement déléguer

le rôle de médiation sur des situations de mal-être. La souffrance au travail était finalement devenue une réalité incontournable, voir « acceptable » avec des situations qui s’enlisent.

 

Suite à une première réunion RPS que nous avons obtenue fin 2015, il a été réactivé une démarche de prévention des RPS qui avait été amorcée en 2013 sous la direction d’Anne FILLIOL,déléguée générale à l’organisation. Depuis, en lien avec elle, la CFDT a permis de faire engager 2 actions d’accompagnements (avec intervenant extérieur) pour des équipes d’encadrement dont les agents étaient en souffrance.

 

En 2016, nous resterons particulièrement exigeant sur cette priorité qui a par ailleurs également été poussée par la loi (les CHSCT étant dorénavant chargés de s’en saisir et tous leur membres devant obligatoirement recevoir une formation sur cette question). Le chantier est important.Selon nous, Plaine Commune doit réfléchir urgemment sur :

* la nécessité de compléter sa charte des valeurs par des règles plus concrètes permettant de faire réellement vivre ces valeurs ; En un mot, établir un Règlement Intérieur.

* la DRH doit quant à elle s’interroger sur sa capacité à répondre aux demandes des agents et à traiter dans des délais acceptables les questions disciplinaires qui mettent parfois des mois à être instruites lorsqu’elles ne sont pas tout simplement laissées tomber. De telles situations ne sont ni bonnes pour l’encadrant qui perd en crédibilité, ni bonnes pour l’agent qui perd une occasion de se défendre de ce qu’on lui reproche.

* Par ailleurs, la qualité du management étant la clé principale pour limiter les RPS, nous souhaitons que les encadrants soient beaucoup plus sensibilisés sur leurs responsabilités en la matière

 

La MGP mise en place !

 

Depuis le 1er janvier, la Métropole existe et nous sommes devenus un Etablissement Public Territorial (EPT). Les élus de Plaine Commune ont été re-désignés par les villes (mais finalement sans changement notable sur la composition du bureau communautaire/territorial).

 

Comme nous l’avions écrit dans un e-mail que nous avions envoyé à la liste « ensemble du personnel » , ce changement institutionnel ne change finalement à court terme que peu de choses pour les agents de Plaine Commune.

En revanche indépendamment des questions institutionnelles, c’est la baisse des crédits pour les collectivités, mais également, à terme (en 2020), la perte d’autonomie fiscale de notre EPT qui menacent nos conditions d’emploi à l’agglo.

Pour finir cet encart, adressons nos félicitations à notre Président Patrick BRAOUEZEC, élu Vice-président de la MGP ; et à notre élue en charge des ressources humaines, Sophie VALLY devenue Vice-présidente du nouveau Conseil de territoire.

 

L’accord PPCR,

ce qu’il va nous apporter….

 

L’accord « Parcours Professionnels, Carrières et Emplois » est un accord soutenu par la CFDT, la FSU, L’UNSA, la CFTC, la CGC et la FA-FP, et validé par le Premier ministre malgré l’opposition de la CGT, de FO et de Solidaires. Cet accord apporte notamment :

. deux milliards d’euros de plus pour les rémunérations des Fonctionnaires dès sa mise en œuvre et 5 milliards d’ici à 2020.

. transforme des primes en point d’indice, pour revaloriser les retraites sans perte de pouvoir d’achat pour les agents.

. Instaure un rendez-vous salarial annuel, dont le premier aura lieu dès février 2016.

 

En signant cet accord, la CFDT a permis d’obtenir enfin, et dès février 2016, le dégel du point d’indice (qui était non revalorisé depuis 2010 !)et de ce fait des augmentations pour tous les agents de la fonction publique !

 

A noter : par cohérence, la CFDT comme les 5 autres signataires du PPCR n’a pas pris part à la grève du 26 janvier qui était celles des syndicats non signataires. En revanche, comme cela a toujours été le cas, la CFDT sera très présente et exigeante dans la négociation salariale qui s'ouvre sur le dégel et la revalorisation du point d'indice.

Pour nous, le recours à la grève aujourd’hui ne constitue pas la bonne méthode. Dans le cas présent, nous considérons que le temps est au dialogue avec l’Etat et il est donc plus cohérent de préserver les forces de mobilisation pour le cas où la négociation n’aboutirait pas.

 

Pour Contacter le syndicat :Section CFDT de Plaine Commune

Secrétaire : Matthieu Fayolle

21 avenue Jules Rimet, 93200 Saint-Denis

01 55 93 56 14

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