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Catégorie : Saint-Denis

La violence n'est pas une fatalité

 

Après l'agression, d'une violence extrême, dont ont été victimes la directrice et un animateur du centre de loisirs Descartes dans le quartier du Franc-Moisin à Saint-Denis, le syndicat départemental INTERCO CFDT de Seine-Saint-Denis et sa section de la Mairie de Saint-Denis assurent nos deux collègues de leur entière solidarité et leur adressent tous leurs vœux de prompt rétablissement.

Si la violence fait depuis longtemps partie du quotidien des agents des services publics de notre département, l'agression de lundi dernier indique qu'un nouveau pas a été franchi et qu'il reste inacceptable.

L'enquête de police devra déterminer les causes de ce déchaînement de violence mais il semble bien que ce soit la volonté de terroriser les agents mais aussi la population du quartier qui a animée les agresseurs.

La CFDT soutient les efforts de la municipalité de Saint-Denis pour obtenir les moyens de prévention et de répression que l’État doit impérativement mettre à disposition de nos collectivités.

Au-delà, nous attendons à Saint-Denis comme ailleurs que nos employeurs territoriaux agissent sur la question de l'organisation des services publics, dans les quartiers les plus exposés à la violence.

Faut-il que les personnels des centres de loisirs, des écoles, des crèches, des équipements sportifs, des médiathèques utilisent leur droit de retrait pour se protéger des situations créées par le manque de personnel et par l'isolement des agents dans les quartiers ?

Il est nécessaire de parler d'organisation, de moyens, de la précarité de l'emploi et de s'appuyer sur l'expertise des agents qui vivent ces situations au quotidien.

S'il n'existe pas de solution miracle, beaucoup peut être fait pour limiter d'avantage les risques et contenir la violence. Ces risques doivent faire l'objet d'une description poste par poste, dans le cadre d'un plan d'évaluation des risques psychosociaux, du Document Unique et de la conception d'actions de formation conçues à partir des besoins exprimés par les agents et leur encadrement.

Nous attendons aussi que les agents victimes de violence bénéficient d'une écoute et d'un soutien accrus de la part de nos institutions. Cette démarche est une étape indispensable pour la reconstruction des victimes.


Nous invitons tous les agents à s'engager et à construire avec la CFDT les propositions d'actions nécessaires à la sécurité de tous.

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01 83 72 23 60
Local CFDT Bureau 482