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Catégorie : Bondy OPH
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BILLET D'HUMEUR

Comment en est-on arrivé là....

 

Chers collègues, j'ai décidé de m'adresser à vous, je devrais dire à nous, car ceci s'adresse à toutes et tous, moi compris...

 

Est-ce celui de trop, ou est-ce celui de ''trop tard'', ou le moment est-il venu de refuser la banalisation d'une situation qui a atteint son point de rupture ? Le fait est qu'il est grand temps de rappeler quelques évidences...

 

Fait déclencheur de mon billet d’humeur :

Ces derniers jours, l'un d'entre nous –un de plus- s'est fait agresser, dans le cadre de son emploi, et bien plus encore, dans le cadre de son appartenance à notre OPH.

 

Un de nos ''client'' s'est cru autorisé à s'en prendre à l'un de nous, pour obtenir satisfaction à sa requête...

 

Bien entendu, et selon l'idée répandue et reconnue, hélas, par une partie de nos ''clients'' : la frustration serait un motif de compréhension, une excuse, voire une évidence pour admettre ce type de fait, ou devrais-je dire, ce type de voie-de-fait... et, ''s'exprimer'' ainsi serait un droit, un moyen et une juste réaction pour faire valoir ses ''droits''... il serait normal de s'en prendre aux employés, de leur faire subir des ''coups de pressions'' pour forcer la décision... et, cette situation serait banale, une historiette parmi d'autres ; pas trop de casse, pas trop de bobos : passons à la ''chose suivante''.

 

«  Bof, une histoire parmi tant d'autres, une insulte, une bousculade, pas vraiment de coups, ou des coups mais pas de casse... ''rien de nouveau à l’ouest''. J'en vois tellement ma bonne dame, et puis c'est ''com’ça ici'' »

 

Il est grand temps de nous avouer que cela est tout, sauf normal !

 

-et bien non, l'insulte n'est pas un droit : c'est un délit

 

-et bien non, une bousculade n'est pas une banalité : c'est une agression

 

-et bien non, des coups, même sans trop de casse, ne sont pas des banalités, mais des voies de fait

 

Le refus de la frustration par la violence, verbale ou physique, n'est pas l'expression d'une force de caractère, mais la preuve d'un manque total de maîtrise de soi.

 

Le ''coup de pression'' n'est pas un moyen de négociation, mais une voie-de-fait, et, une voie de fait n'est pas un droit, mais un délit.

 

L'agression téléphonique n'est pas une banalité, c'est aussi un délit.

 

Les menaces ne sont pas un moyen de négociation, ce sont des délits.

 

La notion de service est un de nos devoirs, rendre un service n’est pas une obligation, mais un plus ; donc-et Lapalisse n’aurait pas dit mieux-, un refus ne peut, ni ne doit être la cause de réflexions et/ou agressions verbales et encore moins physiques…

 

Nous entendons souvent : '' c'est mon droit'' ; jamais ''c'est mon devoir.''

 

Pourtant

 

Ne pas attenter à l'intégrité physique et/ou morale, n’est pas une gentillesse, c’est un devoir

 

Respecter autrui et le reconnaître dans son humanité, n’est pas une éventualité, c’est un devoir

 

Si demander, se renseigner et attendre une réponse est un droit, le faire dans la civilité est un devoir.

 

N'oublions jamais que la notion de droit est assujettie à la notion de devoir.

 

J'ai la conviction, en écrivant cela, de mettre des mots sur le ressenti de toutes et tous, sans distinction de grades ou de fonctions. Je ne dis pas que la solution est une facilité, ni une évidence ; j'ai conscience de la difficulté et l’humilité devant la tâche. Aussi ne me laisserais-je pas aller dans le fô qu'on, ni le yaka... mais dans la volonté à participer à la recherche de solutions pouvant amener à un mieux, à défaut de miracle.

 

Refusons-nous à la banalisation de toutes incivilités et autres voies de fait

 

Que ce soit au siège, dans les secteurs ou dans le cadre de débordements dans la vie privée ; que l’on soit agent administratif, gardien, cadre ou ‘’cadre sup’’ : l’agression n’est pas partie intégrante de l’emploi, mais un délit moralement inacceptable. Refusons toute banalisation, et faisons circuler l’information, afin de trouver, si ce n’est une solution miracle, une réponse mesurée.

 

Chers amis, remplacez OPH, par Mairie, Préfecture, ESH, SEM, école… et bien malheureusement, ce billet d’humeur décrit des situation bien trop connus…

 

Mettons un mot sur une situation : un employé, un agent agressé est une victime