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Catégorie : Préfecture
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La CFDT demande un plan MARSHALL.

Daniel LAFONLa section CFDT de la préfecture a été reçue le vendredi 18 mars dernier par monsieur Henri-Michel COMET  Secrétaire Général du ministère de l'Intérieur.    

Participaient à cette réunion pour l'Administration Ministérielle : Monsieur Henri-Michel COMET Secrétaire Général, Monsieur Jean-Benoit ALBERTINI directeur de la  DMAT (Direction de la Modernisation et de l'Action Territoriale), et pour la CFDT: Ludivine JALINIERE secrétaire Nationale à la fédération INTERCO CFDT, Daniel LAFON secrétaire de la section, Michèle PLICQUE secrétaire adjointe de la section et François THOS secrétaire fédéralL'entretien qui a duré 1h15 était consacré aux problèmes de la DIMIN (ex DE).
En préambule, monsieur COMET précisait qu'il n'avait pas pour habitude de recevoir des sections syndicales des préfectures mais qu'à la demande de notre fédération et connaissant les difficultés de la préfecture de la SEINE-SAINT-DENIS, il acceptait néanmoins de nous  recevoir.La situation de la DIMIN a été portée à la connaissance de monsieur COMET et de monsieur ALBERTINI par Michèle PLICQUE qui a expliqué les difficultés que rencontrent quotidiennement les agents de cette direction.Monsieur COMET signalait de son cîté que des efforts notamment en effectifs avaient été faits pour la SEINE-SAINT-DENIS.Nous lui avons répondu que les efforts réalisés étaient peu visibles à la DIMIN et que l'effectif de 140 agents en 2006 s'était réduit à 125 en 2010 soit une perte de 15 agents. Ludivine JALINIERE a précisé que cette situation était devenue maintenant à la limite de la rupture, qu'il fallait réagir au niveau national, elle a proposé un " plan MARSHALL ".

Monsieur COMET nous a expliqué que le manque d'effectif n'était pas le seul problème de cette direction et qu'une réorganisation était nécessaire.Nous avons approuvé cette remarque tout en lui précisant que réorganiser sans effectif supplémentaire restait problématique.Nous avons insisté sur le découragement des agents face à des agressions verbales incessantes, voire d'émeutes aux guichets, aux mauvaises conditions matérielles (manque d'ordinateur ou imprimantes en panne, matériel obsolète, lenteur des logiciels nationaux (voir en panne).Le remplacement des collègues des bureaux aux guichets pour pallier les absences des agents  qu'entraînent leurs mauvaises conditions de travail ne peut être envisagé à long terme puisque le travail des bureaux non fait = le travail des guichets en retard et l'allongement des files d'attente le matin.En réponse à la question de monsieur COMET concernant la mission d'appui de l'IGA, nous avons regretté que les inspecteurs n'aient pas mesuré l'ampleur des problèmes de l'accueil de cette direction. Pour cela, il aurait fallu qu'ils consacrent du temps aux agents des guichets et qu'ils constatent en étant présents à l'accueil les difficultés que nous avons évoquées.Cette absence a eu pour effet le manque d'implication des agents dans cette mission qui a été ressentie comme une surveillance et non un soutien.Nous avons bien sûr évoqué l'ouverture d'une véritable sous-préfecture à Saint-Denis en insistant sur les dépenses exorbitantes correspondant à la location des lieux qui perdurent depuis 1993 (18 ans), des dépenses engagées pour acheter et revendre terrain et immeuble dont le coût total supporté par le contribuable aurait permis la construction de 3 sous-préfectures au moins.Pas de vraie réponse à cette question. Y a t'il une réelle volonté politique de résoudre les problèmes de notre département?A cette occasion, nous avons rappelé à notre administration centrale que l'image de l'Etat dans ce département était largement dégradée par les mauvaises conditions d'accueil des usagers en préfecture qui associent cet état de fait à un désintérêt total de leurs conditions de vie.Les administrés ne peuvent que véhiculer une image négative des services de l'Etat qui nuit et déclenche des relations tendues dont nos collègues des guichets sont en première ligne pour en subir les conséquences.Nous avons demandé à monsieur COMET de pallier à ces dysfonctionnements le plus rapidement possible en lui précisant que le délai d'un mois nous semble être la limite tolérable compte-tenu du climat actuel.

A VOUS DEFENDRE, VOUS REPRESENTER, LA CFDT TOUJOURS A VOS COTES !

Daniel LAFON Secrétaire de la Section CFDT Préfecture